Le FIFB, jeune festival de ciné deviendra grand – Clôture

Voilà une semaine s’achevait le Festival International du Film de Bruxelles, jeune festival battant de la bobine au cœur de la capitale belge, nous laissant l’esprit nourri de films et de passionnantes discussions avec cinéphiles avertis.

En attendant de partager nos trouvailles dans de prochains articles, l’heure est aux lauréats (serez-vous reconnaître parmi les prix mes films coups de cœur ? Des indices ici et ici).

Le soir de la clôture, nous avons retrouvé le jury international : le romancier Douglas Kennedy (président), Katy Lena Ndiaye et Zoé Felix. Le jury ciné-jeune : Lyse Ishimwe (présidente), Karim Akalay, Malkia Mutiri, Yasmine Yahiatene et Samira Hmouda. Enfin, le jury documentaire : Laura Van Maaren (présidente), Fabrice Boutique et Audrey Membrive. Ils ont remis au nom du FIFB :

* Le grand prix du Festival : « Money » de Gela Babluani

* Le prix du Meilleur Réalisateur : Gela Babluani pour « Money »

* Le prix des Meilleures actrices : Anna Bjelkerud et Evin Ahmad dans « Beyond Dreams »

* Le prix du Meilleur acteur : Claudio Santamaria dans « Brutti & Cattivi »

* Le prix du Meilleur documentaire : « Vivre Riche » de Joël Akafou

* Le prix du Meilleur Film Ciné-jeunes : « GP-to » + mention spéciale à « Overrun » et « Teta »

* Le prix du Meilleur Court-métrage : « A Drowning Man »

Autant d’artistes et d’œuvres dont suivre la carrière de près, comme d’autres découverts durant cette édition, non lauréats mais auréolés de talent.

Le Festival avait l’ambition de sonder le cinéma pour diversifier nos prismes sur le monde, les remodeler, les enrichir. Au vu des rencontres que j’ai faites, dans l’imaginaire d’un film ou dans la réalité d’un couloir, une chose est sûre. Simple, banale, tellement triviale. Cette chose irréductible à son idée, qu’il faut inlassablement expérimenter. Cette chose redevenue essentielle, alors qu’on ignorait l’avoir perdue. Cette chose qui grandit en soi, quand on pensait manquer de place. Cette chose inédite, qui se répète pourtant à chaque rencontre, à chaque vraie rencontre. Cette chose curieuse, déterrée là : on est mieux ensemble.

Un dernier trailer pour finir, celui de mon interview de Joël Akafou, qui a gagné le prix du meilleur documentaire avec « Vivre riche ». Son film est une petite déflagration tant il interpelle. Le réalisateur met beaucoup de talent, et de pudeur, à filmer une bande de jeunes arnaqueurs ivoiriens, des « brouteurs », dans le tournis de la mutation sociale d’une Abidjan aux plaies ouvertes. Il est déjà couronné de plusieurs prix de de festivals internationaux.

 

 

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